Stéphane Erouane DUMAS  
 
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Sa familiarité avec les éléments colossaux du paysage de Seine Maritime l’a inspiré et encouragé à concevoir un projet démesuré, monumental.
A la manière des artistes de la renaissance, obligés d’inventer le procédé qui leur permettrait de concevoir leurs fresques avant même de toucher au moindre pinceau, il a passé de longues semaines à mettre au point un système d’échafaudage, de câbles et de poulies pour peindre trente quatre panneaux d’un mètre trente de large sur près de quatre mètres de hauteur dans son atelier parisien et dans celui de Normandie, à tester des qualités de papier avant d’opter pour le Canson « Montval » de trois cents grammes, et à documenter soigneusement les éléments épars pour les raccorder au plus près de l’ondulation graphique souhaitée.
Le travail a duré deux ans. Dumas a commençé par des études au trait à la mine de plomb, puis par une maquette en couleurs. Ensuite il s’est attaqué à la peinture : de longues heures dans les ateliers, puis, les gigantesques panneaux de peinture à l’huile, pièces verticales de ce puzzle géant de quarante quatre mètres de long se déploient enfin dans une abstraction couleur de craie, de soleil rouge, de soleil blanc et de lichen.
Parlant de Stéphane Erouane Dumas, les critiques évoquent le silence, la sérénité, l'absence de présence humaine au profit d'une présence tellurique inouïe. Ces immenses falaises pensives, à la fois précises et floues, qui dressent leur écrasante verticalité, transforment l'émotion du visiteur en réel vertige.

Alice Morgaine, 2012